Nombre de pharmacies en France en 202 les chiffres à connaître

Combien de pharmacies trouve-t-on en France ? La question paraît simple, mais le chiffre évolue chaque année au gré des ouvertures, des regroupements et des fermetures. Pour avoir un repère récent, la France comptait environ 19 966 pharmacies d’officine au 1er janvier 2024, selon les données de l’Ordre national des pharmaciens. Autrement dit, le réseau reste dense, mais il se réduit progressivement.

Que recouvre ce chiffre ? Où les pharmacies sont-elles les plus nombreuses ? Et pourquoi certaines communes ont-elles du mal à conserver leur officine ? Voici les principaux repères pour mieux comprendre la situation des pharmacies en France en 2024.

Près de 20 000 pharmacies en France

Le nombre de pharmacies d’officine en France se situe autour de 20 000. Ce total concerne les établissements ouverts au public, où l’on peut notamment obtenir des médicaments sur ordonnance, demander conseil ou acheter des produits de santé. Il ne faut pas le confondre avec le nombre de pharmaciens : plusieurs professionnels peuvent travailler dans une même officine.

Le chiffre de 19 966 correspond à une photographie du réseau au 1er janvier 2024. Il peut donc différer légèrement selon la date retenue, la source consultée et le périmètre comptabilisé. Certaines statistiques incluent la France métropolitaine et les territoires ultramarins ; d’autres présentent des données séparées. Pour comparer deux chiffres, mieux vaut toujours vérifier leur date et leur champ géographique.

Une pharmacie d’officine n’est pas non plus la même chose qu’une pharmacie hospitalière. Les établissements de santé disposent de leurs propres pharmacies, qui approvisionnent les services et les patients hospitalisés. Elles ne sont pas comptées comme des officines de quartier.

Un réseau qui se réduit peu à peu

La tendance est nette : le nombre d’officines diminue depuis plusieurs années. Les fermetures sont plus nombreuses que les ouvertures, même si le rythme varie selon les périodes. Cette évolution ne signifie pas que les pharmacies disparaissent soudainement de toutes les villes. Elle correspond plutôt à une baisse progressive, souvent liée au départ à la retraite d’un titulaire, à des difficultés économiques ou au regroupement de plusieurs établissements.

Pourquoi regrouper des pharmacies ? Une officine doit financer son local, son personnel, ses stocks et les équipements nécessaires à son activité. Dans certains secteurs, la fréquentation ou le chiffre d’affaires ne suffisent plus à maintenir plusieurs pharmacies à quelques rues d’écart. Le regroupement permet alors de réunir les équipes et les moyens dans un établissement unique, parfois plus grand.

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Ce choix peut être logique sur le plan économique, mais il a des conséquences pour les habitants. Une pharmacie qui ferme, c’est parfois quelques minutes de trajet supplémentaires, surtout pour une personne âgée, un parent avec un jeune enfant ou un patient sans voiture. Ce détail, presque invisible sur une carte nationale, peut changer le quotidien d’un quartier ou d’un village.

Une pharmacie à chaque coin de rue ? Pas partout

La France conserve un maillage officinal important, mais les pharmacies ne sont pas réparties de façon uniforme. Les grandes villes comptent généralement de nombreuses officines, souvent proches les unes des autres. En zone rurale, les établissements sont plus espacés et peuvent desservir plusieurs communes.

Le nombre total de pharmacies ne suffit donc pas à mesurer l’accès réel aux soins. Une commune peut ne posséder aucune officine tout en se trouvant à quelques minutes d’un bourg voisin bien équipé. À l’inverse, une pharmacie située à une distance apparemment raisonnable peut être difficile à rejoindre sans voiture ou lorsque les transports en commun sont rares.

Pour apprécier la situation d’un territoire, il est utile de regarder plusieurs éléments :

  • la distance entre le domicile et la pharmacie la plus proche ;
  • les moyens de transport disponibles et les temps de trajet réels ;
  • les horaires d’ouverture et l’accès à une pharmacie de garde ;
  • la présence d’autres professionnels de santé dans les environs ;
  • l’évolution de la population, notamment la part de personnes âgées ou de familles.
  • Ces critères expliquent pourquoi deux départements ayant un nombre d’officines assez proche peuvent offrir une expérience très différente à leurs habitants. En ville, le choix est parfois vaste ; à la campagne, la pharmacie la plus proche peut devenir un repère essentiel pour toute une zone.

    Pourquoi les pharmacies ferment-elles ?

    Une fermeture ne s’explique pas toujours par un manque de patients. La retraite du pharmacien titulaire, l’absence de repreneur ou la difficulté à trouver un professionnel prêt à s’installer peuvent aussi entrer en jeu. Reprendre une officine demande un investissement important et implique de gérer une entreprise, en plus de l’activité liée aux médicaments et au conseil.

    La réglementation encadre également l’installation des pharmacies. L’objectif est de préserver une répartition cohérente sur le territoire et d’éviter une concentration excessive dans les zones déjà bien dotées. Une pharmacie ne s’ouvre donc pas librement à n’importe quelle adresse, comme pourrait le faire un commerce classique.

    Enfin, les habitudes de consommation et l’organisation des soins évoluent. Les ventes en ligne de certains produits, les changements de prescription et les nouvelles attentes des patients modifient l’activité des officines. Pour autant, le conseil personnalisé reste un atout difficile à remplacer par un panier numérique : quand on hésite entre deux traitements ou qu’on ne comprend pas bien une ordonnance, la présence d’un professionnel compte.

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    Les pharmacies font bien plus que délivrer des médicaments

    Le comptoir reste le cœur de l’activité, mais les missions des pharmacies se sont élargies. Le pharmacien vérifie les ordonnances, repère d’éventuelles interactions et explique les modalités de prise. Il peut aussi orienter une personne vers un médecin ou un autre professionnel lorsque la situation le demande.

    Selon les services proposés et les règles en vigueur, une pharmacie peut également participer à la vaccination, réaliser certains tests ou accompagner des patients atteints de maladies chroniques. Ces missions renforcent la place de l’officine dans les soins de proximité, en particulier lorsque les rendez-vous médicaux sont difficiles à obtenir.

    La pharmacie joue aussi un rôle de premier recours. Une personne qui se réveille avec une petite inquiétude de santé peut y trouver une première écoute et des conseils adaptés. Cela ne remplace pas une consultation médicale lorsque celle-ci est nécessaire, mais cela peut aider à savoir quelle démarche entreprendre.

    Cette présence au quotidien rend le réseau officinal précieux, y compris dans les territoires où l’offre médicale se raréfie. Le nombre d’établissements est donc un indicateur important, mais il ne dit pas tout du service rendu ni de la diversité des missions assurées.

    Combien de pharmaciens travaillent dans les officines ?

    Le nombre de pharmacies et celui des pharmaciens sont deux données distinctes. Une officine peut employer plusieurs pharmaciens, ainsi que des préparateurs et d’autres membres de l’équipe. À l’échelle nationale, les pharmaciens exercent aussi dans des secteurs très variés : hôpital, industrie, biologie médicale, distribution en gros, recherche ou administration.

    Il serait donc trompeur de diviser le nombre de professionnels inscrits à l’Ordre par le nombre d’officines pour connaître le nombre exact de pharmaciens présents derrière les comptoirs. Les chiffres de l’Ordre national des pharmaciens distinguent les métiers et les secteurs d’activité. Pour une comparaison sérieuse, il faut consulter les tableaux consacrés spécifiquement à l’exercice en officine.

    Cette diversité des parcours montre aussi que la pharmacie ne se résume pas à la boutique que l’on connaît près de chez soi. Un médicament passe par différentes étapes, depuis sa conception et sa fabrication jusqu’à sa délivrance au patient. Les officines constituent la partie la plus visible de cette chaîne, mais pas la seule.

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    Comment trouver une pharmacie ouverte près de chez soi ?

    Pour connaître les pharmacies situées autour de vous, vous pouvez consulter les annuaires de santé officiels ou les services locaux proposés par les autorités et les professionnels. Avant de vous déplacer, vérifiez les horaires : ils peuvent varier selon le jour, la période de l’année ou les jours fériés.

    En dehors des horaires habituels, un système de garde permet d’assurer l’accès aux médicaments urgents. Les modalités varient selon le secteur. Les informations peuvent être disponibles auprès de la gendarmerie, du commissariat, des services de santé locaux ou sur les affichages des pharmacies. Il est prudent de téléphoner avant de partir, car certaines gardes se déroulent à volets fermés et nécessitent de contacter le service indiqué.

    Pour les personnes qui vivent loin de l’officine la plus proche, quelques réflexes pratiques peuvent faciliter le quotidien :

  • anticiper le renouvellement des traitements chroniques, sans attendre le dernier comprimé ;
  • noter les coordonnées et les horaires de la pharmacie habituelle ;
  • repérer à l’avance la pharmacie de garde de son secteur ;
  • demander conseil à l’équipe en cas de doute sur une ordonnance ou un médicament ;
  • se renseigner auprès de la mairie ou des services locaux si l’accès à la pharmacie devient difficile.
  • Ce qu’il faut retenir des chiffres de 2024

    En 2024, la France compte environ 19 966 pharmacies d’officine, soit un réseau proche de 20 000 établissements. Ce chiffre confirme la présence importante des pharmacies sur le territoire, tout en s’inscrivant dans une tendance de baisse progressive. Les fermetures, les départs à la retraite et les regroupements contribuent à cette évolution.

    Mais un total national ne raconte pas toute l’histoire. La répartition locale, les trajets, les horaires et les services proposés comptent tout autant pour les habitants. Une pharmacie de quartier n’est pas seulement un lieu où l’on vient chercher une boîte de médicaments : c’est aussi un point de conseil et un relais de santé de proximité.

    Pour suivre l’évolution du réseau, les références les plus utiles sont les publications de l’Ordre national des pharmaciens et les données publiques de santé. Pensez à vérifier l’année de référence : dans un secteur où les établissements peuvent fermer, fusionner ou changer de statut, un chiffre fiable est toujours un chiffre daté.

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